Réseau de Recherche sur les Forêts d'Afrique Centrale

Savoir rédiger pour publier dans les revues internationales : des scientifiques d’Afrique centrale formés aux exigences de la publication scientifique

Photo de groupe réunissant les experts, doctorants et post-doctorants participants. © S. Koutchou, CIRAD

Depuis huit ans, le CIRAD, à travers le Réseau de recherche sur les forêts d’Afrique centrale (R2FAC), et rejoint depuis quatre ans par le CIFOR-ICRAF, via le programme de Recherche appliquée en écologie et en sciences sociales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale (RESSAC), accompagnent les jeunes scientifiques d’Afrique centrale dans le renforcement de leurs compétences en rédaction scientifique. À travers ces initiatives, ils leur offrent un cadre d’accompagnement pour structurer leurs articles, valoriser leurs travaux de recherche et préparer leur potentielle soumission à des revues internationales. C’est dans cette continuité qu’un nouvel atelier d’écriture scientifique a été organisé à Douala, au Cameroun, du 16 au 19 juin 2026, afin de leur permettre d’acquérir des outils pratiques et méthodologiques pour renforcer leurs capacités en matière de publication scientifique.

L’atelier a réuni 22 doctorants et post-doctorants provenant du Congo, du Cameroun, du Gabon, de la République démocratique du Congo et du Tchad. Ces jeunes scientifiques étaient issus des Universités de Yaoundé I, Dschang, Ngaoundéré, Marien Ngouabi, Masuku et Bamenda, ainsi que de l’Institut tchadien de recherche agricole (ITRAD). Les échanges ont été animés par des experts du CIRAD, Vivien Rossi et Guillaume Lescuyer, et du CIFOR-ICRAF, Richard Sufo, Abdon Awono et Divine Foundjem Tita.

Pour démarrer les  travaux, les participants ont présenté  leurs sujets de recherche . Ces présentations ont permis d’enchainer sur la structuration des articles scientifiques, la formulation des messages clés et les différentes étapes nécessaires à la préparation d’une publication.

Quelques bonnes pratiques pour améliorer la qualité de son article scientifique

Les formateurs ont partagé plusieurs recommandations visant à renforcer la qualité des articles scientifiques et à faciliter leur publication dans des revues internationales. Les échanges ont également souligné la nécessité de privilégier une écriture précise, en évitant les formulations abstraites ou ambiguës. Une autre bonne pratique a porté sur l’utilisation des synonymes dans les titres, les résumés et les introductions afin de maximiser la visibilité et le référencement des articles en ligne. Les experts ont par ailleurs formulé plusieurs astuces complémentaires : limiter l’usage des abréviations et des acronymes, structurer l’article en partant des connaissances existantes pour progressivement faire émerger l’originalité des résultats, éviter les formulations contenant des négations ou encore favoriser la voix active pour plus de clarté. Autant de conseils visant à aider les chercheurs à mieux valoriser leurs travaux et à accroître leur potentiel de publication.

Par ailleurs les formateurs ont insisté sur l’importance de disposer d’un numéro Open Researcher and Contributor ID (ORCID) ; un identifiant numérique unique permettant aux chercheurs d’être clairement identifiés et de relier leurs publications scientifiques à leur parcours de recherche, notamment en évitant les confusions liées aux homonymes.

Pour finir, la formation a accordé une place importante à la relecture et à l’amélioration des articles. Réunis en petits groupes, les doctorants ont confronté leurs écrits et bénéficié d’échanges individualisés avec les formateurs. Cette démarche, à la fois collective et personnalisée, leur a permis d’identifier des pistes d’amélioration, d’affiner la structure de leurs articles et de partager en séance plénière les évolutions apportées à leurs travaux.

Découvrez les témoignages de Anicet YAÏTA, assistant de recherche à l’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement et de Léa Rosine DJOUSSI, étudiante à l’Université de Ngaoundéré, qui partagent leurs expériences et les bénéfices de cet atelier pour leurs parcours scientifiques. © S. Koutchou, CIRAD

Le R2FAC rassemble des institutions et des chercheurs indépendants contribuant aux axes prioritaires d’intervention « Gestion et valorisation durable des ressources forestières » et « Recherche-Développement » du Plan de Convergence de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC).

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